Projet Féministes en Action 2 : les OSC renforcent leurs capacités pour une meilleure promotion des droits des femmes
À Lomé,
35 acteurs engagés pour les droits des femmes et l’égalité de genre ont pris
part, du 18 au 20 août 2026, à un atelier de revue et de renforcement des
capacités organisé par CARE Bénin/Togo. Après six mois de mise en œuvre des
initiatives soutenues par le projet Féministes en Action – Phase 2 (FeA 2),
cette rencontre a permis aux organisations de la société civile bénéficiaires
de faire le point sur leurs avancées, de renforcer leurs pratiques et de
partager leurs expériences et innovations.
Au total, 16 organisations de la société civile du Bénin et
du Togo ont pris part à cet atelier qui a servi de cadre pour répondre à leurs
besoins de renforcement de capacités, d’une part, de mesurer les progrès
réalisés, d’identifier les difficultés rencontrées et de dégager les
ajustements nécessaires pour la poursuite des actions, d’autre part. La
rencontre a réuni l’équipe de CARE Bénin/Togo, la représentante de l’AFD au
Togo, une représentante du ministère en charge des Solidarités, du Genre, de la
Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que les organisations
bénéficiaires du projet, notamment TCHOWOURE, Women Ed Tech, CAMEF, BIOWA,
ONESIME, AWLN, A2FHV-S, WILDAF-Togo, REFEC, Women Hope et UFEC/2ABCD.
Trois jours pour co-construire des pratiques au service du changement dans les communautés
La première journée a particulièrement été consacrée à l’analyse
des différentes activités mises en œuvre par les organisations partenaires, les
stratégies et approches utilisées et les axes d’amélioration pour une mise en
œuvre optimale. Elles ont, à tour de rôle, présenté l’état d’avancement de
leurs activités, les résultats obtenus ainsi que les difficultés rencontrées
dans la mise en œuvre de leurs initiatives. Les échanges ont alors permis de
porter un regard collectif sur les progrès enregistrés au cours des six
premiers mois, tout en identifiant les ajustements nécessaires à l’efficience
des activités restantes. Cette première journée de travail s’est également articulée
autour de la gestion financière et comptable des subventions, afin de renforcer
la compréhension et l’application des exigences d’utilisation et de
justification.
Ensuite, les participants ont travaillé sur la conception de
cadres de mesure du rendement, la digitalisation des outils de collecte de
données et la mise en place de systèmes efficaces de suivi, de redevabilité et
d’apprentissage, au cours des deux derniers jours. La gestion administrative et
des ressources humaines, le plaidoyer stratégique, la communication d’influence
et la mobilisation communautaire ont également nourri les différents échanges. Ces
différents axes contribueront ainsi au renforcement de la qualité des
interventions, la gouvernance des organisations et leur capacité à produire des
changements durables au sein des communautés.
Un savoir-faire renforcé pour une mise en œuvre plus
efficace
Au-delà des connaissances techniques, l’atelier a permis aux
organisations partenaires de mieux appréhender les exigences programmatiques,
administratives, financières et de redevabilité liées à la gestion des
subventions.
Cette démarche vise à permettre
aux OSC de consolider leurs pratiques internes, d’améliorer le pilotage de
leurs projets et de renforcer la qualité de leurs interventions auprès des
femmes et des filles. Selon Reyhanath TOURE MAMADOU, Responsable Exécutive
de l’Association Tchowoure basée dans les Savanes, ces trois
trois jours d’atelier constituent une expérience très enrichissante. Elle
affirme : « Cette rencontre a été non seulement une occasion de
partager les actions menées par notre organisation, mais aussi d’apprendre, de
renforcer nos capacités et de nous inspirer mutuellement. » À
l’issue de l’atelier, elle se dit optimiste quant à la possibilité d’amélioration
des interventions déjà en cours, d’une meilleure mobilisation des ressources
nécessaires à leur pérennisation et à la valorisation des résultats obtenus.
Selon elle, les organisations réalisent un travail de qualité qui mérite d’être
davantage mis en lumière afin d’accroître son impact et sa visibilité.
Le renforcement des capacités des organisations constitue en
effet, pour CARE Bénin/ Togo, l’un des leviers essentiels à la pérennité des
acquis et à l’émergence d’un mouvement féministe capable de porter durablement
les revendications en faveur des droits des femmes.
La Galerie des Fiertés et Innovations : capitaliser les
expériences
Le point d’orgue de cet espace
d’apprentissage a été la session intitulée « Galerie des Fiertés et Innovations
», au cours de laquelle les organisations ont présenté leurs initiatives, leurs
réussites et les changements observés au cours des premiers mois de mise en
œuvre. À travers cet exercice, les participantes et participants ont pu
découvrir des approches développées par leurs pairs, partager les enseignements
tirés de leurs expériences et identifier des pratiques susceptibles d’être
adaptées à d’autres contextes. Cette dynamique d’apprentissage entre pairs a
également permis de mettre en lumière le rôle des OSC dans la transformation
des normes sociales et la promotion des droits des femmes au niveau
communautaire. Madame Rosaline
SIMNAKE, Représentante du Secrétaire général du Ministère de
l’Action Sociale, du Genre et de la Protection de l’Enfant, souligne que « Cet
exercice de capitalisation effectué par les OSC met en valeur leur contribution
à l’épanouissement et à l’autonomisation des femmes, tant au Togo qu’au Bénin. »
Par la suite, elle recommande une meilleure documentation des réalisations
à travers des documentaires afin de renforcer le plaidoyer en faveur d’une
éventuelle prolongation ou d’une troisième phase du financement de l’AFD ou
d’autres bailleurs qui souhaitent se positionner sur les différentes
thématiques abordées par les projets.
Par ailleurs, cet exercice effectué en présence de la Représentante de l’AFD a favorisé la mise en exergue de l’engagement des OSC et leur a permis également de découvrir des initiatives et opportunités susceptibles de contribuer à la mobilisation de ressources et à la pérennisation de leurs actions.
Il faut souligner que cette
initiative s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du projet Féministes en
Action, financé par l’Agence française de développement (AFD). Le
projet est mis en œuvre par un consortium international composé de CARE
France, Equipop, Oxfam France, du Fonds pour les Femmes en Méditerranée (FFMed)
et de l’Initiative Pananetugri pour le Bien‑être de la Femme (IPBF).

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